Les Troubles Spécifiques du Langage et des Apprentissages (TSLA)

 

Qu’est-ce que c’est?


Aussi appelés « troubles dys », les troubles des apprentissages regroupent différentes réalités.  On classe ces troubles en 6 catégories :

  • La dyslexie et dysorthographie : concerne l’acquisition du langage écrit (lecture et écriture)
  • La  dysphasie : concerne le développement du langage oral
  • La dyspraxie : concerne le développement moteur et/ou les fonctions visuo-spatiales
  • La  dyscalculie : concerne les activités numériques
  • La dysgraphie : concerne les gestes de l’écriture
  • Les troubles d’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) : concerne le développement des processus attentionnels.

 

Les troubles des apprentissages touchent entre 6% et 8% de la population, ce qui représente environ 40 000 enfants d’une classe d’âge ! La dyslexie concerne 4% à 5% d’élèves, 3% de dyspraxie et le TDA(H) entre 3% et 5%. Cela représente environ 2 enfants par classe.

                                                          Exemple de production d’écrit d’un élève dyslexique:

 

A cette liste, on peut ajouter aussi les troubles des fonctions exécutives (dysexécutifs). Cela concerne l’organisation, la planification, la mémoire de travail, la flexibilité mentale… Ce sont des fonctions transversales qui nous aident à nous organiser et à nous adapter dans la vie quotidienne. Elles ne concernent pas les apprentissages scolaires en tant que tels mais sont très utiles pour réussir à apprendre et à répondre à des consignes précises en classe par exemple.

Dans près de 30% des cas, les troubles sont associés. On peut ainsi être à la fois dyslexique et TDA, ou dyspraxique et dyscalculique. On peut aussi être dyspraxique-dysgraphique-dyscalculique, ou dyslexique-dysorthographique-dysgraphique. Dans ce cas, on parle de troubles « multi-dys ».

 

Comment les reconnaître?

Pour savoir si un enfant est concerné par ces TSLA, il faut procéder par élimination : s’assurer que les difficultés ne sont pas liées à un problème de vue ou d’audition, que l’environnement familial soit suffisamment sécurisant pour que l’enfant soit disponible pour apprendre, ou qu’il n’y ait pas un autre type de handicap qui entraîne ces difficultés d’apprentissage.

Comme le dit le DSM5 (5ème édition du Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorders) : « Ces troubles spécifiques d’apprentissage sont inattendus du fait d’un développement normal dans les autres domaines ». C’est donc souvent le décalage de compétences qui est un signe d’alerte pour les familles et les enseignants.

 

Le diagnostique est posé par un orthophoniste ou un neuropsychologue. Il faut souvent effectuer différents tests et bilans avec plusieurs professionnels afin de pouvoir évaluer l’ensemble des fonctions cognitives et poser un diagnostic précis.

 

La méthode Davis® a relevé 37 signes qui peuvent être révélateurs d’un trouble dys.

 

A quel âge peut-on les détecter?

On les détecte en très grande majorité durant l’enfance, pendant la période des apprentissages, lorsqu’on se rend compte que l’élève a du mal à acquérir les notions vues en classe.

Il arrive que le trouble ne soit visible qu’à l’adolescence voire à l’age adulte, car l’enfant a réussit à faire avec, à compenser en utilisant d’autres stratégies pour réussir. Mais à un moment, ce système de compensation ne suffit plus ou demande trop d’efforts et c’est à ce moment que le collégien / lycéen/ adulte peut être diagnostiqué.

 

Quelles sont les conséquences?

L’enfant qui a des troubles dys ne peut pas automatiser les apprentissages indispensables de base : lire, écrire, fixer son attention. Il est constamment en double-tâche quand il doit les utiliser et il ne peut alors pas utiliser toute son énergie pour les autres apprentissages. Il a donc besoin de davantage de temps et sa fatigue augmente. C’est un vrai handicap scolaire.

Il arrive fréquemment que les difficultés scolaires entraient ensuite d’autres types de difficultés relationnelles ou comportementales : mauvaise estime de soi, perte de confiance, irritabilité…

 

Quelles sont les solutions ?

  • D’abord rassurer l’enfant sur ces capacités, lui dire qu’il est aussi intelligent que les autres mais qu’il apprend d’une façon différente.
  • Faire des adaptations pédagogiques en classe : limiter les situations de double-tâche, la quantité d’écrit…
  • Les rééducations orthophoniques, psychomotricité font souvent du bien aux enfants et les progrès sont au rendez-vous. Mais pour certains, malgré plusieurs mois (voire années !) de prise en charge, les progrès tardent et les difficultés persistent. Il est alors intéressant de s’ouvrir à d’autres méthodes.
  • La méthode Davis® est une vraie réponse dont les effets et les progrès se voient rapidement !
 PECS